Genève & Régions
GENÈVE
UNIS POUR LA DIVERSITÉ
C’est une première : Genève, ses voisins romands ainsi que le Tessin s’associent pour lancer une campagne de sensibilisation à l’occasion de la semaine internationale d’actions contre le racisme. Du 21 au 28 mars 2012, huit cantons unissent leur voix pour prévenir le racisme et promouvoir la diversité.
Vous les avez certainement vues. Une dizaine d’affiches mettant en scène des citoyens d’horizons et ethnies différents avec pour slogan, « la diversité, une valeur Suisse ? », le tout dans quatre contextes primordiaux tels que l’école, le sport, le logement ou encore le monde du travail. Elles arpentent nos rues depuis le début de la semaine et sont le fer de lance d’une campagne de sensibilisation menée par huit cantons suisses (Genève, Vaud, Fribourg, Jura, Neuchâtel, Valais, Wallis, Tessin) à l’occasion de la semaine internationale d’actions contre le racisme. Avec plus de 184'000 étrangers recensés fin 2010, Genève ne pouvait pas manquer à l’appel de cette campagne.
Un programme dense à Genève
24 évènements sont au programme de la semaine dans le canton de Genève. Le centre ville reste le lieu principal mais les communes de Bernex, Carouge, Chêne-Bougeries et Onex sont également impliquées.
Il y en a pour tous les goûts. Cinq expositions prévues dont « Voyage au pays des différences », organisée par Paidos à Bernex, une exposition définissant la discrimination et le racisme et s’appuie sur des outils permettant de reconnaître et résoudre ce type de situation. Mais aussi, six projections de films avec « Peau noire, masque blanc », oeuvre du britannique Isaac Julien qui servira de trame et de fil conducteur à une courte conférence qui suivra la projection. La communication est un outil précieux dans la lutte contre la discrimination, cette semaine promouvant la diversité en comptera six. Le 24 mars à la maison de quartier de la Jonction, un débat mouvant est prévu avec la possibilité pour tous les participants de prendre la parole afin d’arriver à des propositions concrètes. Sans oublier des présentations, spectacles, repas et soirées qui viennent compléter ce programme dense. La prévention du racisme et la promotion de la diversité le valent bien.
Plus d'informations : www.semainecontreleracisme.ch/fr/
MUSIQUE
LA PREMIÈRE DE JENNYKA À GENÈVE
Le 2 mars Le groupe de musique Pop Rock donne son premier concert à Genève, ce samedi soir. Dès 21h, le Box de Carouge accueille Jennyka, un groupe de Haute Savoie dont la chanteuse est originaire de Genève. Après une première sortie acclamée à Annecy le mois dernier, la venue de Jennyka sonne comme le rendez-vous incontournable des amoureux de musique Pop Rock.
Les genevois amoureux de musique Pop Rock tiennent leur évènement du week-end. Samedi soir dès 21h au Box de Carouge, le groupe Jennyka se produira pour la première fois à Genève. Moyennant une somme de CHF 10.-, perçue à l'entrée, les fans et autres curieux auront la possibilité de prendre part à un concert détonant qui marquera également les retrouvailles entre la chanteuse et sa ville d'origine.
Une soirée sous le signe des surprises
La journée Selon nos informations, le programme de la soirée est composé de deux de 1h30 séparés d'un intervalle de 30 minutes. Jennyla et ses musiciens interpréteront une quinzaine de chansons de leur répertoire avec des compositions en français, anglais et italien dont la majorité sont présentes sur le premier cd du groupe "Entre Deux", sorti en mai 2010 et qui sera également en vente durant le concert. Un concert au cours duquel de nombreuses surprises sont attendues. Ainsi, un morceau en acoustique ou encore des hommages à des artistes récemment disparus viendront ponctuer ce premier concert genevois. Une soirée importante pour le groupe anemassien en vue du 17 mars prochain et la participation au Tremplin du Tointoinges Festival. Un foisonnement d'évènements pour un groupe à l'énergie débordante : let's rock !
Le Box :
- Place de l’Octroi 15
- 1227 Carouge
- http://www.lebox.ch/
Jennyka :
INFORMATIQUE
LES INSOMNI'HACKS SONT DE RETOUR A GENEVE !
Le 2 mars aura lieu à Genève la cinquième édition du concours de « hacking *» de suisse romande (*comprenez bidouillage informatique). Le concours réunit des hackers venant de toute l'Europe, véritables génies de l'informatique ils sont souvent comparés à tort avec les pirates qui envahissent le Web.
La journée Insomni'hack a vu le jour le 8 février 2008, plus de 60 participants s'y étaient affrontés, le concours étant ouvert uniquement aux personnes âgées de 16 ans minimum.
La journée se sépare en deux parties bien distinctes : les conférences et le concours.
Cette année les conférences débuteront dès 10h et accueilleront plusieurs personnes de renom dans le domaine de l'informatique à l'instar de Timothy Mullen, plus connu sous le nom de « Thor », et auteur de la « Microsoft Security Bible ».
Le concours s'adresse aux experts de l'informatique, les épreuves sont variées, des décryptages de codes source sont proposés, les participants pourront être également amenés (comme lors de la première édition), à « cracker » le réseau WEP disponible lors du concours. Des manœuvres impossible à réaliser pour un informaticien lambda. Pour cette édition le concours commencera dès 18h et se terminera aux alentours de 2h du matin, ce seront plus de 200 hackers venus de toute l'Europe qui batailleront pour remporter le tournoi.
Les « hackers » souvent confondus avec les pirates
Dans le jargon de l'informatique, les hackers sont désignés comme des personnes à part qui cherchent à fouiller dans les entrailles de l'ordinateur au lieu de l'utiliser simplement comme bon nombre de gens. Mais contrairement à ce que pense la plupart des personnes, la motivation de ces hackers n'est pas de nuire aux autres internautes mais relève plutôt d'une passion, d'un challenge.
Un ancien participant du concours Insomni'hacks témoigne : « Les gens nous voient comme des êtres nuisibles qui ne cherchent qu'à pirater leurs comptes sur internet. Mais l'essence propre du vrai hacker se situe dans la recherche de l'inconnu, dans le plaisir de parcourir l'ordinateur dans les moindres recoins de son système et non pas de voler des mots de passes à tout va. Cependant à l'heure actuelle beaucoup de pirates sévissent sur le net et ternissent notre image aux yeux des autres internautes. »
Insomni'hacks 2012 :
-
Haute école du paysage d'ingénierie et d'architecture
-
Rue de la Prairie
-
1202 Genève
FLAMBEE DU PRIX DES CHAMBRES D'HÔTEL EN FEVRIER :
239€ EN MOYENNE POUR GENEVE
Comme chaque mois, le Trivago Hotel Price Index (THPI) publie un baromètre des tarifs hôteliers dans les 50 métropoles européennes les plus visitées. Ce mois-ci la ville de Genève est la plus chère de toutes celles d'Europe en terme de chambre d'hôtel avec un prix moyen de 239€ (environ 290 Francs Suisses).
Il n'est pas donné à tout le monde de s'octroyer une chambre d'hôtel à Genève, quelque soit la période de l'année les prix sont toujours au dessus de la moyenne européenne, mais au mois de février 2012 les prix ont atteint des sommets. Alors que la moyenne du mois de février se situait à environ 110€, 4 villes sortaient du lot : Paris, Londres, Venise et Genève. Seulement voilà, Genève se retrouve largement devant ses dauphins puisque la chambre y coûte en moyenne 239€, alors qu'à Venise, 2ème ville du classement, on peut dormir à l’hôtel pour environ 174€. Une différence de prix de 65€ qui montre bien que la ville de Genève reste l'une des plus chères en Europe quand il est question d'y séjourner. De plus ce chiffre augmente d'année en année, ainsi en 2011 le prix moyen d'une nuitée à Genève était de 229€ au mois de février, une augmentation constatée dans la plupart des grandes villes européennes.
Une expertise qui reste peu précise
On peut noter par ailleurs que les prix moyens révélés par le THPI restent purement indicatifs car ils ne sont relevés que sur les chambres doubles standard. Ainsi, prendre une chambre simple vous coûtera bien évidemment moins cher que le prix moyen indiqué par le THPI. Mais il n'en demeure pas moins que, chambre double ou pas, Genève reste la ville la plus onéreuse en Europe en terme d'hôtellerie. De plus il existe un véritable gouffre entre certaines villes dont le prix moyen des chambres d'hôtel n'excède jamais 80€ et d'autres qui affichent des prix supérieurs à 150€, ce qui peut facilement fausser la moyenne européenne.
L'Europe de l'est à prix très abordable
C'est presque sans surprise que les chambres d'hôtel d'Europe de l'est se retrouvent parmi les moins chère d'Europe : à Budapest comptez en moyenne 59€ pour une chambre double, 65€ à Riga ou encore 73€ à Prague. Les villes d'Europe de l'est restent donc les plus abordables pour ceux qui souhaitent partir en voyage sans trop dépenser. Mais certaines villes d'Europe de l'Ouest sont elles aussi à bon marché à l'instar de Grenade, en Espagne, ou la nuit pour deux personnes revient à 68€ seulement, soit 1€ de plus que l'année passée. Alors qu'il faut par exemple débourser presque deux fois plus pour espérer dormir à Barcelone où les prix ont augmenté de 27% par rapport à l'année précédente et qui atteignent à présent 122€.
FROID SIBERIEN:
BILAN DE CES DEUX SEMAINES GLACIALES
Juste avant le début du mois de février, une vague de froid venant tout droit de Sibérie s'apprêtait à s'abattre sur toute la Suisse. Après une quinzaine de jours entre températures frôlant les records ainsi que de la neige et du verglas en abondance, la Gazette de Genève fait le bilan.
La neige et le froid se sont imposés brutalement à Genève début février et comme on pu le constater les habitants, ces deux-là comptaient bien s'installer pendant quelques jours sur la cité de Calvin.
-15° à Genève, du jamais vu depuis 1986
Il faut remonter plus de 25 ans en arrière pour retrouver une trace de températures aussi basses.
En effet la température minimale en janvier-février est de -2° à Genève, cette année le thermomètre aura affiché des températures moyennes de -8° ces deux dernières semaines. Les sans-abris ont été les premières victimes de ce froid glacial, avec des températures ne montant guère au dessus de -10° la nuit. Et pour enfoncer le clou, un vent venu tout droit de Sibérie est venu s'installer, soufflant des rafales à plus de 60km/h, conjuguée avec le froid on ressentait ainsi une température d'environ -20° dans les rues de Genève. Les personnes âgées elles-aussi se sont retrouvées bloquées chez elles, la faute aux trottoirs enneigés et verglacés.
Un retraité habitant Lancy témoigne : « Il y avait près de 30 centimètres de neige devant ma porte d'entrée, entre la neige qui ne cessait de tomber et le froid qui commençait à perdurer le trottoir s'est rapidement transformé en patinoire. Pour moi comme pour beaucoup d'autres personnes il était extrêmement dangereux de s'aventurer dehors avec des trottoirs non-dégagés ». Mais la situation fut rapidement maîtrisée avec l'aide des chasse-neige et à coup de grandes quantités de sel visant à faire disparaître la glace des routes et trottoirs.
Sur la Suisse le record de froid de l'année à été enregistré à Samedan en Engadine ou le mercure est descendu jusqu'à -35,1° dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 février.
Des dégâts matériels peu nombreux
Contrairement à ce que l'on aurait pu s'attendre des suites de ce froid, seuls deux incidents ont été enregistrés à Genève, deux ruptures d'une conduite d'eau, toutes deux survenues à cause du gel.
C'est le dimanche 5 février qu'une conduite craque sous l'effet du gel au quai Général-Guisan, bloquant ainsi la circulation pendant 4 jours, afin de réparer les dégâts, un affaissement de la chaussée étant à craindre. Cependant aucun Genevois n'a été privé d'eau des suites de cet incident, contrairement à 9 habitants domiciliés à la route de Ferney qui se sont vus privés d'eau pendant 2h, le temps qu'une conduite d'eau ayant lâchée le mercredi 8 février à 10h soit réparée. Là aussi le trafic a été quelque peu perturbé pendant environ 5h. Le montant des dégâts causés n'est pas encore chiffré. Quant aux lignes à haute tension, malgré le gel et les rafales de vent, aucun dégât n'est à déplorer à ce jour.
En revanche les automobilistes ont été fortement touchés par le verglas et la neige, voitures dans le fossés, poids lourds en travers de la route, bloquant toute la circulation, des accidents courants par un tel temps. Mais cette année les problèmes de batterie ont été beaucoup plus importants que les années précédentes tout comme les cas de gel du diesel pour certaines voitures passant la nuit dehors, le carburant gelant vers les -10/-15°, certains genevois dépourvus d'antigel prévu à cet effet se sont retrouvés bloqués sans même avoir franchi leur portail.
Une consommation d'électricité en hausse
Qui dit grand froid dit grande consommation d'énergie. A Genève où le chauffage électrique est très répandu, les spécialistes avaient d'ores et déjà annoncé que le réseau allait être surchargé, mais que malgré tout, il n'y aurait probablement pas de «Blackout» à cause des températures. En effet, durant les deux dernières semaines, la ville de Genève a enregistrée une augmentation de la consommation d'énergie de +10,4% par rapport à la consommation habituelle. Quant à la consommation d'électricité, cela représente une hausse moyenne de +11%, mais aucun problème n'a été rencontré suite à cette augmentation radicale et à ce jour aucun foyer n'a été privé d'électricité.
La France a quant-à-elle battu son record de consommation électrique en passant la barre des 100.000 MégaWatts dans la nuit du 7 février.
MÉTÉO
UN FROID GLACIAL
VA S'ABATTRE SUR GENÈVE
C'est le moment de sortir les grosses doudounes, les bonnets chauds et autres gants doublés du placard ! Après un début d'hiver clément, Météo Suisse annonce une vague de froid en provenance de Sibérie qui s'apprête à déferler sur l'ensemble du pays. Des pics importants sont annoncés à Genève avec des records en vue pour la fin de semaine.
L'hiver reprend ses droits. C'est le moins que l'on puisse dire à la vue des prévisions annoncées par Météo Suisse. Si jusqu'ici l'hiver était resté discret, cela devrait considérablement changer cette semaine. Accentuées par une bise omniprésente, les températures glaciales venues tout droit de Sibérie devraient faire leur apparition dans le milieu de la semaine. Des chutes de neige sont même prévues par intermittence dès mardi en plaine. En d'autres termes, préparez vos vêtements de circonstance pour une semaine qui s'annonce glaciale.
Une vague de froid progressive
La chute sera néanmoins progressive. Modéré lundi et mardi – où une perte de un à trois degrés par jour est attendue – le froid deviendra rude dès mercredi avec des températures qui oscilleront entre -2 et -5 degrés, selon Météo Suisse. Mais le pire reste à venir. Jeudi, le thermomètre affichera au mieux -5 degrés avec un pic pouvant atteindre -8 degrés. Mais encore. Vendredi, il faudra vous munir de vos plus chauds vêtements afin de pallier aux, tenez-vous bien, -8 à -12 degrés prévus. Des températures glaciales qui, accompagnées de chutes de neige ainsi que d'une bise constante, renforceront les sensations de froid jusqu'à près de -20 degrés ! Autant dire que la neige risque bien de ne pas tomber toute seule, les records aussi sont aux aguets.
Week-end sur les mêmes tendances avant le redoux
Les températures se stabiliseront aux alentours des -6 degrés tout le week-end avant un premier redoux attendu pour le début de la semaine prochaine. Un redoux assez net est quant à lui prévu pour la deuxième quinzaine de février. En somme, un peu de patience, beaucoup de vigilance et cet épisode glacial ne restera qu'un mauvais souvenir.
DÉMOGRAPHIE
UNE LÉGÈRE CROISSANCE DE LA POPULATION GENEVOISE EN 2011
L'office cantonal de la statistique a rendu son rapport annuel sur le recensement de la population genevoise. En 2011, l'effectif de la population a augmenté de 0.6 %, soit 2'999 personnes de plus, et s'établit à 466'918 habitants en fin d'année. Une croissance sensiblement moins forte que celle observée les trois années précédentes. Bilan.
Après avoir connu une forte croissance démographique de 2008 à 2010 (environ + 5'400 personnes en moyenne par an), le canton Genève enregistre en 2011 une croissance de population moindre. Semblable à celle observée en 2005 et 2007, elle se caractérise par un solde migratoire (excédent des arrivées sur les départs) positif mais faible et solde naturel (excédent des naissances sur les décès) élevé. Ce dernier est le principal facteur explicatif de la hausse de la population en 2011.
De nombreux changements d'origine
En 2011, 3'141 étrangers ont acquis la nationalité suisse; la quasi-totalité
d'entre eux l'ont obtenue par naturalisation. Le taux brut de
naturalisation des étrangers du canton est de 1,7 %, comme en 2010. Si les changements d'origine réduisent d'autant la population résidente étrangère, ces pertes sont largement compensées par les
gains naturel et migratoire des étrangers. La part des étrangers dans la population résidente totale se fixe, quant à elle, à 39,8 % à fin 2011 (39,7 % à fin 2010).
A fin 2011, la population suisse s'élève à 280'941 personnes, soit un accroissement de 1'109 en un an (+ 0,4 %, contre + 0,6 % en 2010). Cet effectif augmente car le nombre d'acquisitions de la nationalité suisse par des résidents étrangers compense la perte migratoire. La population étrangère atteint 185'977 personnes, soit une hausse de 1'890 en un an (+ 1,0 %, contre + 2,6 % en 2010).
Les communes genevoises
En 2011, douze communes du canton de Genève dénombrent plus de 10'000 habitants. Elles groupent environ 384'000 personnes, soit 82,2 % de la population totale du canton.
La majorité de la population du canton, soit 41 %, réside dans le centre ville de
Genève. Les sept communes entourant le centre de la ville, telles que Carouge, Chêne-Bourg et le Grand-Saconnex, comptabilisent une population de l'ordre de 28 %. Les communes dites de la
« deuxième couronne », comme Bernex, Meyrin ou encore Thônex, pointent à 20 %. Enfin, les 26 communes périurbaines affichent les 11 % restants.
La ville de Genève gagne 604 habitants au cours de l'année 2011. Les autres communes genevoises qui connaissent la plus forte augmentation de population sont respectivement Vernier (+ 520), Meyrin (+ 406), Carouge (+ 306), Veyrier (+ 268) et le Grand-Saconnex (+ 198). A l'inverse, le nombre d'habitants diminue dans quatorze communes avec en tête de liste, Collonge-Bellerive perd quelques 104 habitants.
LES MANIFESTANTS SOUHAITENT L’ABANDON DU CONCEPT DE TRANSBORDEMENT
Une cinquantaine d’usagers mécontents se sont mobilisés samedi après-midi pour exiger le retour de l’ancien réseau et notamment des lignes 13 et 16. Entré en vigueur le 11 décembre dernier, le concept du transbordement n’a visiblement pas trouvé son public. Paroles de manifestants.
Place Bel-Air, samedi après-midi. Tel est le lieu emblématique choisit par les manifestants pour se mobiliser contre le nouveau réseau des Transports Publics Genevois. Ils étaient une cinquantaine à participer à l'initiative lancée sur Facebook pour le retour de l'ancien réseau. Brandissant des pancartes à l'humour satirique avec des jeux de mots comme « T'es PiéGé », « T'as Pas Gagné » ou encore « Transports Pénibles Genevois », les manifestants affichaient un ras-le-bol général. Suppressions de certaines lignes, transbordements et retards, autant de raisons qui ont amenées les citoyens genevois à descendre dans la rue ce samedi après-midi.
« Avant pour aller jusqu'à la Gare je prenais le tram 16 qui m'y emmenait directement. Maintenant je suis obligée de prendre un tram et de changer ensuite pour un bus afin d'y arriver. Pour moi ces modifications n'ont vraiment pas été bénéfiques », s'exclame Huguette, domiciliée à Thônex. Comme elle, beaucoup de personnes sont désormais forcées de changer plusieurs fois de ligne avant d'arriver à leur destination. Des transbordements qui forcent donc les gens à changer leurs habitudes. « Je travaille sur Vernier, et depuis les dernières modifications des lignes il n'y a plus qu'un seul tram qui me permet de me rendre à mon bureau. De plus celui-ci est constamment en retard et bondé de monde ! » s'indigne un pendulaire. Pour couronner le tout, les TPG ont augmenté leurs tarifs (le prix du billet de base « Tout Genève » a augmenté de 50 centimes), ce qui révolte encore plus les usagers des transports publics.
Dans le but de remédier à ce problème, et donc de revenir à l'ancien réseau, une pétition circulait pendant la journée de manifestation afin de récolter un maximum de signatures. Une bonne idée certes, encore faut-il que les TPG la prenne en considération, ce qui n'est pas gagné au vu de leurs récentes déclarations.
Mike Chiavaroli & Yohan Pommier
La Riviera Vaudoise
« UN RAYONNEMENT INTERNATIONAL, UN ENVIRONNEMENT PROPICE AUX AFFAIRES »
Rencontre avec Florent Roduit, Directeur de la Promotion économique de la Riviera (Promove) depuis le 1er janvier 2009, qui nous détaille les enjeux de la région de la Riviera vaudoise. Entretien
Quels sont les atouts de la Riviera ?
En premier lieu, il faut mettre en avant le fait que la Riviera bénéficie d’une qualité de vie inégalable, ce qui lui vaut justement un rayonnement international de très longue date et un fort capital de sympathie dans le monde entier. Elle le doit à sa situation géographique unique, à son environnement exceptionnel, à la qualité de ses institutions culturelles, de ses centres de soins de renom et à un système éducatif pouvant rivaliser avec les plus prestigieuses institutions. Sans évoquer le dynamisme et la complémentarité de ses entreprises.
Quelles sont justement ses principales forces économiques ?
D’une manière générale, l’environnement est très propice aux affaires. Les performances économiques de la Riviera et le nombre de sociétés internationales de renom qui ont choisi de s’y implanter durant les dernières années en témoignent. En particulier parce que la législation économique et de politique sociale s’inscrit dans une perspective longue et stable, et qu’elle s’emploie à fixer un cadre souple pour les décideurs. Cette stabilité et cette prévisibilité des conditions-cadre économiques, liées à une politique financière et fiscale prudente, contribuent judicieusement à amortir nettement mieux les aléas conjoncturels que dans les régions concurrentes dans le monde. Pour le surplus, la Riviera est géographiquement très proche des principaux pôles de recherche et d’innovation en Suisse, avec la proximité du plus grand campus universitaire du pays et de plusieurs centres de recherche privés et publics de réputation internationale.
Comment la Riviera a-t-elle été affectée par la crise internationale ?
En raison de la structure de son économie largement tournée vers le tourisme – l’hôtellerie et la restauration qui emploient plus de 5'500 personnes dans la région, pour un chiffre d’affaires annuel supérieur à 1 mia de francs –, la Riviera a été bien sûr affectée par la crise, quoique de manière moins brutale que d’autres régions touristiques comparables. Paradoxalement et à la différence de la crise des années 90, le secteur du bâtiment a très bien résisté à la conjoncture difficile, aidé par des taux d’intérêt historiquement bas. Les entreprises ont retrouvé le chemin de la croissance. Le tissu économique est donc solide. Quant aux commerces, à l’appui d’efforts promotionnels conséquents, les effets de la crise ont pu être considérablement amortis. La région dans son semble a ainsi démontré une forte résilience à la crise, et nous sommes confiants dans l’avenir. Au final, l’attractivité de la Riviera s’est renforcée durant les dernières années. Mais une inconnue particulièrement importante pour l’économie de la Riviera reste l’évolution du cours du franc suisse vis-à-vis des principales devises étrangères, notamment face à l’euro.
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
Article publié dans la Revue « Bien Vivre en pays de Vaud »
_________________________________________________________
La Gazette de Genève

